L’un des responsables cités dans ce rapport affirme que cette nouvelle structure permettra des « acquisitions communes » dans le cadre d’un partenariat de défense renforcé. Les Émirats pourraient également financer le développement de technologies israéliennes de défense aérienne, notamment dans un contexte où les menaces de drones et de missiles se sont considérablement accrues dans la région.
Selon le rapport, l’accord aurait été signé lors d’une visite de Benyamin Netanyahou aux Émirats arabes unis pendant la guerre contre l’Iran. Le bureau du Premier ministre avait alors publié une déclaration officielle sur ce déplacement, rapidement démentie par Abou Dhabi.
Le fonds commun viserait notamment l’acquisition et le développement de systèmes anti-drones, ainsi que d’autres dispositifs de défense aérienne. Un ancien haut responsable américain cité par Middle East Eye affirme que « beaucoup d’argent » a été alloué à cette initiative, et que les achats pourraient dépasser le seul domaine de la défense aérienne.
Le niveau de coopération entre Israël et les Émirats est le plus étroit jamais atteint entre Israël et un pays arabe. Une coopération qui s’inscrit dans le contexte de la guerre avec l’Iran, au cours de laquelle les Émirats auraient été particulièrement visés. Selon le rapport, près de 3 000 drones et missiles iraniens auraient été dirigés contre eux. Il a aussi été révélé qu’Israël avait déployé des batteries de défense aérienne et des équipes du Dôme de fer aux Émirats pour les faire fonctionner durant le conflit.
Un fonds commun de développement militaire constituerait l’étape logique suivante. Israël a la technologie, mais il lui manque les ressources., les Émirats ont les ressources, mais il leur manque la technologie.
La capacité des deux pays à approfondir leurs liens sécuritaires est l’une des conséquences les plus directes des Accords d’Abraham de 2020, qui ont permis la normalisation des relations entre Israël et Abou Dhabi. Depuis, la coopération s’est progressivement élargie, notamment dans les domaines technologiques, militaires et stratégiques. Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la continuité des accords sécuritaires précédents.
Le rapport rappelle également qu’en juin 2025, le groupe émirati de défense Edge Group avait acquis 30 % de la société israélienne Thirdeye Systems, spécialisée dans l’intégration de technologies d’intelligence artificielle dans les drones.