International

La France et la Pologne interdisent l'entrée de leur territoire à Itamar Ben Gvir

Cette décision fait suite à la diffusion d'une vidéo montrant le ministre provoquant et humiliant les activistes de la flotille Sumud après leur arrestation

2 minutes
23 mai 2026

ParJohanna Afriat

La France et la Pologne interdisent l'entrée de leur territoire à Itamar Ben Gvir
Jean-Noël Barrot Photo by Arie Leib Abrams/Flash90

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La controverse autour du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, prend une nouvelle dimension internationale. Après la diffusion de la vidéo montrant le ministre provoquant et humiliant des militants pro-palestiniens arrêtés après une flottille en direction de Gaza, la France a annoncé ce samedi son intention de lui interdire l’entrée sur son territoire.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également appelé l’Union européenne à adopter des sanctions à l’encontre du responsable israélien. Dans un message publié sur le réseau social X, il a dénoncé des comportements jugés incompatibles avec les valeurs européennes.

La France rejoint ainsi la Pologne, qui avait annoncé la veille une mesure similaire visant le ministre israélien.

La vidéo à l’origine de la polémique montre Ben Gvir brandissant un drapeau israélien devant des militants de la flottille arrêtés par la marine israélienne puis transférés en Israël avant leur expulsion. Les images montrent les militants menottés, assis au sol, tandis que le ministre déclare : «Quiconque s’oppose à l’État d’Israël trouvera un État déterminé. » Lorsqu’un militant crie « Libérez la Palestine », il est immédiatement maîtrisé par les forces de sécurité présentes sur place.

24 pays, dont 19 européens, ont officiellement condamné l’incident, parmi lesquels les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Canada ou encore l’Australie.

Depuis son entrée au gouvernement israélien à la suite des élections de 2022, Itamar Ben Gvir a effectué peu de déplacements à l’étranger. Il ne s’est rendu officiellement qu’aux États-Unis, en Géorgie et à Chypre. Plusieurs pays avaient déjà envisagé ou annoncé des restrictions diplomatiques à son encontre en raison de ses prises de position controversées.

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