International

L'Iran et les Etats-Unis pourraient signer un protocole d'accord dans les 48 heures

L’Iran et le Pakistan ont transmis à Washington une version révisée d’un projet d’accord

3 minutes
23 mai 2026

ParJohanna Afriat

L'Iran et les Etats-Unis pourraient signer un protocole d'accord dans les 48 heures
Donald Trump et Mojtaba Khamenei Photo : Maison Blanche et réseaux sociaux

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L’Iran et le Pakistan ont transmis à Washington une version révisée d’un projet d’accord visant à mettre un terme au conflit et à désamorcer la crise dans le détroit d’Ormuz. Selon des responsables pakistanais cités par Reuters, les États-Unis devraient faire connaître leur réponse dès dimanche.

Le document proposé prévoit une feuille de route en trois étapes : d’abord, la cessation officielle des hostilités ; ensuite, la sécurisation du détroit d’Ormuz et la garantie de la liberté de navigation dans cette zone stratégique ; enfin, l’ouverture de négociations approfondies d’une durée de 30 jours, avec possibilité de prolongation. La question du programme nucléaire iranien ne serait abordée qu’après la mise en œuvre des deux premières phases.

À Washington, les préparatifs diplomatiques s’intensifient. Le vice-président américain J.D. Vance a été aperçu ce samedi soir à la Maison-Blanche, où Donald Trump a convoqué une réunion d’urgence avec les principaux responsables de son administration. Selon Reuters, le président américain doit également s’entretenir avec plusieurs dirigeants régionaux, notamment ceux de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Égypte, de la Turquie et du Pakistan.

Malgré un climat d’« optimisme prudent » rapporté par CNN, des divergences importantes subsistent entre les parties. Trois points demeurent particulièrement sensibles : le programme nucléaire iranien, le déblocage des avoirs financiers de Téhéran et le contrôle du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Une source proche des négociations affirme que l’Iran refuse toute discussion sur le nucléaire tant que des mesures de confiance concrètes n’auront pas été mises en place par les puissances occidentales.

Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche de Donald Trump, a publiquement mis en garde contre les risques d’un accord qu’il juge potentiellement favorable à Téhéran. Sur le réseau X, il a estimé qu’un texte laissant à l’Iran la capacité de menacer les routes maritimes et les infrastructures pétrolières du Golfe renforcerait considérablement son influence régionale et représenterait, à terme, « un cauchemar pour la sécurité d’Israël ».

Selon plusieurs sources diplomatiques, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, joue actuellement un rôle clé dans la médiation entre Washington et Téhéran. Au cours du week-end, il s’est entretenu à Téhéran avec plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président Massoud Pezeshkian, afin d’éviter une nouvelle escalade militaire.

L’Associated Press indiquait déjà ces derniers jours qu’un accord intérimaire pourrait être conclu dans les 48 heures. D’après ces informations, le vice-président J.D. Vance, l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner auraient participé activement aux efforts de médiation, avec l’appui du Qatar.

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