De violents affrontements ont éclaté ce samedi à l’aéroport de Bilbao, au Pays basque espagnol, lors du retour en Espagne des militants de la flottille « Sumud » à destination de Gaza. Les heurts, impliquant des policiers basques, des activistes et des sympathisants venus les accueillir, ont conduit à l’arrestation d’au moins quatre personnes et déclenché une vive controverse politique en Espagne comme en Israël.
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Selon le quartier général de la flottille, les tensions ont commencé dans la zone d’accueil de l’aéroport lorsqu’un membre d’une famille a tenté de franchir une barrière de sécurité afin d’embrasser un militant revenant d’Israël après sa libération. L’organisation affirme que les forces de police basques ont alors réagi « avec une violence disproportionnée », provoquant une altercation généralisée.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs policiers frappant des militants à coups de matraque dans l’enceinte de l’aéroport. D’après les organisateurs, certains des activistes impliqués revenaient déjà blessés de leur précédente mission et auraient quitté l’hôpital peu avant leur vol retour vers l’Espagne. Ils affirment que les participants ont tenté de « se protéger mutuellement » face aux coups portés par les forces de l’ordre.
La presse basque rapporte toutefois une version différente des événements. Selon plusieurs témoignages relayés localement, les violences auraient éclaté après que les militants et leurs soutiens ont refusé de dégager un passage à la demande de la police. Les participants de la flottille avaient atterri à Bilbao vers 14 heures, heure locale, où ils étaient attendus par des dizaines de sympathisants.
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Face à la polémique, les autorités régionales basques ont annoncé l’ouverture d’une enquête interne afin de déterminer si l’intervention policière respectait les procédures en vigueur.
L’incident a rapidement pris une tournure politique. Présent sur place, le ministre espagnol de la Culture, Ernesto Ortson, membre du parti de gauche Podemos, est venu accueillir les militants à leur arrivée. Ione Belarra, secrétaire générale de Podemos, a vivement condamné l’action policière sur le réseau X : « Comment est-il possible de frapper des personnes qui ont risqué leur vie dans une flottille humanitaire ? C’est inadmissible. »
Le parti nationaliste basque EH Bildu a également dénoncé « des actes de violence injustifiables » contre « une action symbolisant la solidarité et la défense des droits humains ». Le mouvement a exigé des explications du gouvernement basque ainsi que la libération immédiate des personnes interpellées.
En Israël, le ministère des Affaires étrangères a réagi avec ironie et fermeté, après les condamnations internationales dont l'Etat hébreu fait l'objet à la suite d'une vidéo montrant le ministre Ben Gvir en train d'humilier les mêmes activistes . Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le ministère a déclaré : « Nous exigeons des explications du gouvernement espagnol concernant le traitement réservé aux anarchistes de la flottille. » Il a également diffusé des vidéos montrant les affrontements à Bilbao ainsi que d’autres incidents impliquant des militants pro-palestiniens en Grèce, accusant les activistes de « semer la provocation et le chaos partout où ils passent ».
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