Le Prix israélien d’architecture et de design 2026 se tient ce mardi à Rishon Lezion, où douze lauréats doivent être désignés parmi 200 projets. Cette édition mettra aussi à l’honneur les architectes mobilisés comme réservistes, tout en continuant à porter des projets publics, privés et mémoriels.
Derrière les lignes modernes, le béton apparent et les jeux de lumière, le concours raconte surtout l’Israël d’aujourd’hui. Plusieurs finalistes mettent en avant des maisons spectaculaires, comme la K House de Ronnie Alroy, pensée pour des collectionneurs d’art, ou une maison de Jaffa signée Pitsou Kedem, inspirée de l’architecture ottomane d’Ajami. Mais cette année, l’esthétique ne suffit pas : l’architecture dialogue aussi avec la guerre, la mémoire et la reconstruction.
Deux projets résument particulièrement cette réalité. À Ofakim, le quartier Mishor HaGefen propose un modèle de « ville comme espace de guérison » après les attaques du 7 octobre. Près du kibboutz Tze’elim, le mémorial « Empreintes Bibas », dédié à Shiri, Ariel et Kfir Bibas, inscrit dans le béton les traces d’une famille devenue symbole national. En 2026, l’architecture israélienne ne cherche donc pas seulement à construire beau : elle tente aussi de protéger, réparer et transmettre.
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