L’enquête sur la mort tragique de Lila Jahjah, une fillette de 9 ans tuée par balle dans la localité arabe d’Arara, prend une tournure particulièrement grave. Selon les premiers éléments de l’enquête, la police israélienne soupçonne des membres de la famille d’avoir volontairement nettoyé la scène de crime afin de faire disparaître des preuves après le tir mortel.
Les policiers arrivés sur place peu après les faits ont découvert avec stupeur que la zone où la fillette avait été touchée avait été entièrement lavée.
« Il s’agit d’une enfant. Qui a tiré ? Où les coups de feu ont-ils été tirés ? », a demandé un policier aux proches présents sur les lieux, qui auraient refusé de coopérer avec les enquêteurs.
D’après des images et témoignages recueillis sur place, les forces de l’ordre ont rapidement compris que la scène avait été modifiée avant leur arrivée.
« Qui a lavé ici avec de l’eau ? Pourquoi ? Comment ? », a lancé un policier aux membres de la famille.
La tension est alors montée d’un cran lorsqu’un oncle de la fillette a répondu : « Je ne comprends pas, vous êtes venus pour nous crier dessus ? »
Selon une source policière, les proches auraient non seulement nettoyé l’extérieur de la maison mais également l’intérieur, avant même le début des investigations.
Plus grave encore, certains membres de la famille auraient utilisé de l’eau de Javel pour se laver les mains dans le but d’effacer toute trace de résidus de tir ou d’ADN susceptible de servir à l’enquête.
Huit suspects ont été arrêtés après le drame, parmi lesquels le père de la victime. Sept d’entre eux ont depuis été relâchés, tandis que le père reste en détention.
Ce dernier nie toute implication directe, mais les enquêteurs le soupçonnent d’avoir tiré plusieurs coups de feu lors d’une dispute avec son frère.