Selon le Financial Times, les services cyber iraniens utilisent désormais des modèles d’intelligence artificielle développés aux États-Unis, tels que ChatGPT ou Gemini, afin d’améliorer l’efficacité de leurs opérations offensives. Selon plusieurs experts interrogés par le Financial Times, ces technologies permettent de produire des logiciels malveillants plus sophistiqués, de rédiger des campagnes de phishing convaincantes en hébreu ou en arabe et d’accélérer considérablement la préparation des attaques.
L’IA est également utilisée pour créer de faux profils crédibles destinés à approcher des cibles sensibles en Israël ou aux États-Unis. Ces opérations d’ingénierie sociale reposent parfois sur plusieurs semaines d’échanges afin de gagner la confiance des victimes avant de tenter de compromettre leurs systèmes informatiques.
Les experts estiment que Téhéran a également pris l’avantage dans le domaine de la propagande numérique grâce à la production massive de contenus générés par l’IA. Face à ces usages, OpenAI affirme avoir renforcé ses mécanismes de surveillance et de blocage des comptes liés à des activités malveillantes.