Lors d’une conférence organisée par ynet et le Sapir Academic College, des figures de la high-tech, de l’université et du gouvernement ont affirmé que le Néguev pouvait devenir l’un des principaux moteurs de croissance d’Israël.
L’un des messages les plus marquants a été le refus de voir le sud comme une « périphérie » dépendante du centre. « La high-tech a besoin du Néguev plus que le Néguev n’a besoin de la high-tech », a résumé la spécialiste de l’intelligence artificielle Gail Gilboa-Freedman. Selon elle, le sud offre ce qui manque aujourd’hui au secteur : de l’espace, des infrastructures et du capital humain.
Les intervenants ont également mis en avant les opportunités liées à l’intelligence artificielle et à la nouvelle économie spatiale. Hilla Haddad Chmelnik, ancienne directrice générale du ministère de l’Innovation et cofondatrice de la start-up Moonshot Space, a estimé qu’Israël risquait de manquer « l’une des plus grandes révolutions technologiques de notre époque » s’il n’investissait pas davantage dans ces domaines.
Mais un obstacle majeur demeure : l’éducation. Selon les données présentées lors de la conférence, le manque de diplômés en physique dans le sud et le nord du pays menace directement le développement futur de la high-tech. « Sans diplômés en physique, il n’y aura pas de main-d’œuvre technologique », a averti Haddad Chmelnik.
Autre point souligné : il ne s’agit pas simplement de convaincre des ingénieurs de Tel-Aviv de déménager vers le sud, mais de former sur place une nouvelle génération d’entrepreneurs, d’ingénieurs et de chercheurs.
Les participants ont également mis en avant des secteurs où le Néguev possède déjà des atouts naturels, notamment l’agritech, la robotique, l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture et les technologies liées à l’eau et au climat.