Le tribunal administratif de Besançon a considéré que l'interdiction préfectorale visant la conférence de Salah Hamouri est illégale.
Le préfet du Doubs Rémi Bastille avait signé le 2 juin un arrêté interdisant la conférence de Salah Hamouri, invoquant « le contexte géopolitique actuel » et des risques de « troubles à l'ordre public ». L'arrêté affirmait également que l'avocat « est une personnalité exprimant des positions ayant pu par le passé être considérées comme antisémites » et que ses interventions « ont fait l'objet de plusieurs interdictions » dans d'autres villes.
Le tribunal administratif a rejeté ces arguments estimant que l'interdiction « constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression ». L'État est par ailleurs condamné à verser 1 000 euros à Salah Hamouri, à l'association France Palestine Solidarité (AFPS) et au Comité pour Clément, les deux organisations qui avaient déposé le recours en justice.
Franck Monneur, adjoint à la culture du maire LR de Besançon Ludovic Fagaut, avait publiquement qualifié Salah Hamouri d'« antisémite notoire », d'« être abject » et de « Palestinien antisémite ». Rappelons qu'il y a quelques jours, une cellule terroriste à Jérusalem reliée à Salah Hamouri a été mise au jour par le Shin Bet.