De nouvelles déclarations venues de Turquie risquent d’alimenter les tensions avec Israël. Lors d’un rassemblement du parti au pouvoir, le ministre turc de l’Intérieur, Mustafa Çiftçi, a laissé entendre que Jérusalem pourrait un jour revenir sous influence turque, dans un discours marqué par une forte nostalgie de l’époque ottomane : « De la même manière que nous avons vu la libération de Damas, d’Alep et du Karabakh, nous verrons un jour la libération de Jérusalem, comme par le passé, ces lieux redeviendront les nôtres et reviendront sous l’autorité de notre gouvernement. »
Le ministre a également révélé qu’il nourrissait depuis longtemps une ambition symbolique liée à la Ville sainte. « Lorsque j’étais gouverneur, j’avais une prière : “Seigneur, accorde-moi, ne serait-ce qu’un jour, la fonction de gouverneur de Jérusalem.” Je crois que Dieu nous montrera ces jours-là ».
Au-delà de Jérusalem, Mustafa Çiftçi a développé une vision largement inspirée de l’héritage ottoman, présentant la Turquie comme une puissance en plein renouveau. Il a salué le président Recep Tayyip Erdoğan, qualifié de « dirigeant mondial », et estimé que son pays connaissait aujourd’hui sa période de puissance la plus importante depuis plusieurs siècles.