Les médias iraniens ont rapporté qu’Israël avait mené une quinzaine de frappes au cours d’une seule vague d’attaques. Les cibles se trouvaient notamment à Téhéran, Ispahan, Tabriz, Karaj et Kermanshah, ainsi que dans plusieurs autres villes de l’ouest du pays.
Selon plusieurs sources iraniennes, les frappes se sont concentrées sur les systèmes de défense aérienne iraniens. Téhéran avait entrepris de reconstruire ces capacités après les lourds dommages subis lors de la précédente confrontation avec Israël.
Des médias iraniens ont également fait état de frappes contre des installations de l’aéroport de Mehrabad, à Téhéran. La chaîne Al Jazeera a pour sa part indiqué qu’un entrepôt de drones situé dans la capitale avait également été visé.
Toujours selon les informations diffusées en Iran, les États-Unis n’ont pas pris part à cette opération.
Les Gardiens de la révolution ont affirmé qu’Israël avait utilisé des missiles balistiques air-sol. Selon eux, ces missiles auraient été lancés depuis des avions de combat afin de permettre des frappes à longue distance. Israël n’a pas confirmé cette information et n’a fourni aucun détail sur les armements utilisés.
Ce n’est pas la première fois que ce type de missile est évoqué dans le cadre d’opérations israéliennes. Des documents du Pentagone divulgués en octobre 2024 avaient déjà fait état de l’utilisation par Israël de missiles balistiques aéroportés. Selon plusieurs médias, cette révélation avait alors contribué à retarder une riposte israélienne contre l’Iran. Le Wall Street Journal avait également rapporté qu’Israël avait utilisé ce type d’armement lors de la frappe menée en septembre 2025 contre une réunion de hauts responsables du Hamas à Doha, au Qatar. D’après ce rapport, les avions israéliens avaient opéré au-dessus de la mer Rouge avant de lancer leurs missiles, qui avaient ensuite survolé l’Arabie saoudite pour atteindre leur cible.