La hausse du billet vert a été alimentée à la fois par l’escalade entre Israël et l’Iran et par la publication d’un rapport sur l’emploi américain plus robuste que prévu. Ces données renforcent l’hypothèse d’un maintien prolongé de taux d’intérêt élevés aux États-Unis, voire de nouvelles hausses de taux par la Réserve fédérale.
Selon plusieurs analystes, l’affaiblissement du shekel observé ces derniers jours s’explique également par les opérations de couverture menées par les investisseurs institutionnels israéliens et par les achats de dollars effectués récemment par la Banque d’Israël.
Il est cependant encore trop tôt pour mesurer pleinement les conséquences de la reprise des affrontements entre Israël et l’Iran mais le scénario le plus probable reste une poursuite de la dépréciation du shekel. Une situation qui pourrait mener à une nouvelle bisse des taux directeurs en Israël ou à des interventions supplémentaires de la Banque d'Israël sur le marché des changes.
Les analystes soulignent néanmoins que les fondamentaux de l’économie israélienne restent solides à long terme, notamment grâce à la vigueur du secteur technologique, aux investissements étrangers et à l’excédent de la balance courante.
Sur les marchés internationaux, le dollar évolue près de ses plus hauts niveaux depuis deux mois. Les opérateurs accordent désormais plus de 70 % de probabilité à une hausse des taux américains en décembre, contre 45 % il y a seulement une semaine.