Dans sa première déclaration depuis le déclenchement des frappes israéliennes en Iran, le ministre de la Défense Israel Katz a réaffirmé avec fermeté la doctrine israélienne au nord : toute attaque contre les localités frontalières entraînera des représailles directes sur le quartier de Dahiyya, fief du Hezbollah à Beyrouth. « Nous rejetons catégoriquement les menaces iraniennes. Toute tentative d'associer le Liban et l'Iran pour attaquer Israël se heurtera à une riposte massive, comme ce fut le cas hier », a-t-il averti.
En coulisses, la séquence diplomatique se révèle plus complexe. À l'issue d'une réunion restreinte du cabinet, un haut responsable israélien a confirmé qu'Israël avait accepté de suspendre temporairement ses frappes contre l'Iran, à la demande expresse de Donald Trump.
Du côté iranien, l'agence Fars a rapporté que le commandement militaire d'urgence Hatem al-Anbiya avait déclaré mission accomplie, annonçant la cessation des opérations contre Israël. Téhéran présente ses frappes comme une réponse directe à l'activité israélienne au Liban et comme un message adressé à Israël et à ses alliés. Mais la pause est explicitement conditionnelle : si Israël poursuit ses opérations au Liban, notamment à Beyrouth, « des mesures bien plus sévères et difficiles seront prises », a prévenu le communiqué iranien.