Les frappes américaines après la destruction de l’Apache
La Maison Blanche et le CENTCOM ont apporté de nouveaux détails sur les opérations militaires menées mardi contre l’Iran. Ces actions ont été déclenchées après la destruction d’un hélicoptère d’attaque Apache américain qui participait à une mission de protection du trafic maritime près du détroit d’Ormuz, l’un des passages les plus stratégiques au monde pour les exportations de pétrole.
Selon Washington, l’appareil a été abattu par les forces iraniennes alors qu’il opérait dans la zone. Donald Trump a accusé Téhéran d’être responsable de l’attaque et promis une réponse. Les quatre militaires à bord ont survécu après avoir été récupérés par les forces américaines.
Quelques heures plus tard, les États-Unis ont lancé des frappes contre plusieurs objectifs militaires iraniens, notamment des radars de surveillance, des systèmes de défense aérienne et des centres de commandement utilisés autour du détroit d’Ormuz. Des explosions ont été signalées à Bandar Abbas, Qeshm, Jask et Sirik.
Un pétrolier visé pour avoir violé le blocus
Dans le même contexte d’escalade, Washington poursuit le blocus maritime imposé aux exportations pétrolières iraniennes depuis le 13 avril. Le CENTCOM a annoncé avoir neutralisé dans le golfe d’Oman le pétrolier M/T Settebello, battant pavillon des Palaos.
Selon l’armée américaine, le navire tentait de transporter du pétrole iranien malgré les restrictions imposées par les États-Unis. Après plusieurs refus d’obtempérer, un avion américain a tiré des munitions de précision sur la salle des machines afin d’immobiliser le bâtiment sans le couler.
L’incident a provoqué une réaction immédiate de l’Inde. New Delhi a indiqué que 21 marins indiens avaient été secourus, tandis que trois autres restaient portés disparus. Les autorités indiennes coordonnent les recherches avec Oman et ont convoqué un représentant américain pour lui transmettre une protestation officielle.