Le document prévoit une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu, y compris sur le front libanais entre Israël et le Hezbollah. Pendant cette période, Washington et Téhéran mèneraient des négociations destinées à parvenir à un accord définitif sur le nucléaire.
Parmi les mesures immédiates : réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et retour progressif au trafic maritime d’avant-guerre. En contrepartie, les États-Unis lèveraient progressivement certaines restrictions imposées à l’Iran. Téhéran pourrait notamment bénéficier d’allègements de sanctions lui permettant de reprendre ses exportations de pétrole.
Sur le dossier nucléaire, l’Iran s’engagerait à ne pas chercher à se doter de l’arme atomique et à traiter la question de ses stocks d’uranium enrichi. Selon un responsable américain, l’une des options envisagées serait de diluer l’uranium fortement enrichi sur le territoire iranien sous supervision internationale. Les mesures concrètes concernant le programme nucléaire ne seraient toutefois appliquées qu’après la conclusion d’un second accord, beaucoup plus détaillé, dont l’issue reste incertaine.
Le texte a été élaboré grâce à une médiation conjointe du Qatar et du Pakistan. Selon plusieurs sources, une percée a été obtenue mercredi soir à l’issue d’intenses échanges entre les médiateurs et les responsables iraniens et américains.
D’après un responsable américain, l’annonce surprise de Donald Trump a pris de court Benyamin Netanyahu, qui aurait tenté ces derniers jours d’obtenir davantage d’informations auprès de proches de l’administration américaine.