L’optimisme affiché par Donald Trump ne convainc pas encore la communauté internationale. Au lendemain de l’annonce du président américain selon laquelle un accord avec l’Iran serait sur le point d’être conclu, de nombreux médias soulignent qu’aucune validation officielle n’a encore été annoncée à Téhéran.
Le New York Times a titré : « Trump affirme de nouveau qu’un accord avec l’Iran est proche, après être revenu sur ses menaces de frappes ». Le quotidien américain n’a d’ailleurs pas fait de cette annonce son principal sujet, reléguant l’information derrière d’autres dossiers d’actualité.
Au Royaume-Uni, The Guardian a adopté un ton tout aussi prudent : « Trump affirme que les États-Unis et l’Iran sont sur le point de signer un accord de paix, mais Téhéran dit qu’aucune décision finale n’a été prise ». Même approche à la BBC, qui souligne que « Trump affirme qu’un accord pour mettre fin à la guerre est proche, mais Téhéran affirme que rien n’est finalisé ».
Aux États-Unis, CNN rappelle également que l’Iran n’a toujours pas donné son accord définitif, tandis qu’Al-Jazeera rapporte que le mémorandum d’entente a franchi la plupart des étapes nécessaires mais qu’un « goulot d’étranglement » subsiste au niveau de la décision finale à Téhéran.
Selon le site américain Axios, le projet d’accord prévoit que l’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme nucléaire et à régler la question de son stock d’uranium enrichi. Donald Trump aurait accepté qu’une partie de l’uranium enrichi à 60 % soit diluée directement sur le territoire iranien, sous supervision d’inspecteurs des Nations unies. Toutefois, les questions nucléaires de fond ne seraient pas réglées dans le cadre du mémorandum lui-même mais lors de négociations ultérieures, pendant une période de 60 jours de cessez-le-feu.
Au Liban, le quotidien Al-Akhbar, proche du Hezbollah, présente déjà le futur accord comme une étape vers la fin du conflit avec Israël. Le journal affirme que le texte inclurait un arrêt total des opérations militaires au Liban, un calendrier de retrait israélien et la libération de prisonniers libanais. Des informations qui ne correspondent toutefois pas à la position israélienne actuelle.
Le scepticisme est d’autant plus fort que Donald Trump a multiplié les revirements ces derniers jours. Selon NBC, l’armée américaine n’était plus qu’à trois heures d’une nouvelle série de frappes contre l’Iran lorsque le président a annoncé leur annulation. Les préparatifs étaient terminés et les munitions déjà en place.