Alors que les négociations entre Washington et Téhéran semblent entrer dans une phase décisive, un mouvement logistique inhabituel de l'armée américaine attire l'attention. Selon Axios, quatre avions de transport militaires C-17 ont quitté les États-Unis en direction de l'Europe avec du matériel destiné à préparer une éventuelle cérémonie de signature d'un accord entre les États-Unis et l'Iran.
D'après plusieurs sources américaines, ces appareils transporteraient des équipements de communication, de sécurité et de soutien logistique destinés au vice-président américain JD Vance et à son équipe. Genève est évoquée comme le lieu le plus probable pour accueillir une éventuelle rencontre diplomatique de haut niveau. Le déploiement de moyens aussi importants laisse penser que l'administration Trump considère désormais comme crédible l'hypothèse d'un accord dans les prochains jours.
Selon Axios, un projet de mémorandum d'entente serait déjà prêt. Le document prévoirait notamment la prolongation du cessez-le-feu actuellement en vigueur, la réouverture du détroit d'Ormuz au trafic maritime international et le lancement d'une nouvelle phase de discussions sur le programme nucléaire iranien. Donald Trump a lui-même laissé entendre mercredi qu'un accord restait possible, tout en continuant de menacer Téhéran de nouvelles frappes si les négociations échouaient.
Du côté iranien, les autorités restent beaucoup plus prudentes. Téhéran affirme qu'aucun accord définitif n'a encore été conclu et que plusieurs points importants restent en discussion. Les responsables iraniens ont également évité de confirmer l'existence d'une cérémonie de signature imminente.
Autre élément notable : le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué qu'Israël n'était pas partie prenante au mémorandum actuellement discuté entre Washington et Téhéran. Jérusalem suit néanmoins de près l'évolution des négociations, alors que les combats entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent depuis plusieurs jours.
À lire aussi: