Des rassemblements anti-gouvernement ont eu lieu ce samedi soir à Tel-Aviv, Jérusalem et dans plusieurs localités du nord du pays, y compris près de la frontière libanaise. À Tel-Aviv, plusieurs milliers de manifestants se sont réunis sur la place Habima, tandis qu’environ 200 personnes ont participé à un rassemblement au carrefour de Karmiel, en Galilée.
À Jérusalem, trois manifestants ont été arrêtés après avoir participé à une marche non autorisée et bloqué des routes à proximité de la place de Paris, selon la police. Ils ont été libérés dans la soirée.
Réagissant à ces arrestations, le député Gilad Kariv (Les Démocrates) a critiqué l’action des forces de l’ordre, estimant qu’elles devraient faire preuve de la même fermeté face à la criminalité dans la société arabe, aux violences de groupes extrémistes et aux attaques visant des représentants des institutions de l’État.
Lors du rassemblement de Tel-Aviv, les protestataires ont appelé à une enquête d'Etat approfondie sur les défaillances ayant précédé l’attaque du Hamas du 7 octobre.
Au carrefour de Karmiel, plusieurs intervenants ont plaidé pour un changement politique profond. L’ancien député Eyal Ben Reuven a déclaré que le mouvement de contestation poursuivrait sa mobilisation « pour un autre leadership », affirmant que l’avenir d’Israël reposait sur la préservation d’un « judaïsme libre » et d’une « démocratie libérale ».