L’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a licencié 70 membres de son personnel dans la bande de Gaza en raison de soupçons de liens avec le Hamas, une décision prise dans un contexte de pressions croissantes et d’enquêtes portant sur l’infiltration de l’organisation terroriste au sein de l’agence onusienne.
Ces renvois surviennent dans la foulée d'un nouveau rapport de l'USAID qui affirme qu'au moins 101 employés de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens sont impliqués dans les attaques du 7 octobre.
Le directeur par intérim de l’UNRWA, Christian Saunders, a ordonné ces licenciements vendredi soir. L’agence affirme toutefois que cette mesure ne constitue pas une reconnaissance des accusations formulées contre les employés concernés. Dans un communiqué, elle a indiqué avoir agi pour des raisons de « sûreté et de sécurité », tout en soulignant ne pas avoir reçu les éléments de preuve demandés à Israël.
L’organisation de surveillance de l'ONU UN Watch a salué cette décision, tout en estimant qu’elle demeure largement insuffisante. Son directeur exécutif, Hillel Neuer, a qualifié ces licenciements de « goutte d’eau dans l’océan », affirmant que quelque 1 500 autres employés de l’UNRWA à Gaza entretiendraient également des liens avec le Hamas.
Selon UN Watch, les enquêtes menées ces derniers mois ont contribué à pousser l’agence à agir. L’organisation affirme avoir identifié des centaines d’employés liés au Hamas, notamment parmi les enseignants, directeurs d’école et responsables syndicaux de l’UNRWA.
Le syndicat des employés de l’agence à Gaza a vivement contesté la décision, dénonçant des licenciements « arbitraires » et réclamant leur annulation immédiate. Une réunion d’urgence a été convoquée pour examiner les suites à donner à cette affaire.