Depuis plusieurs mois, Le Caire multiplie les initiatives diplomatiques afin de limiter les risques d’une guerre régionale. Le président Abdel Fattah al-Sissi s’est imposé comme un interlocuteur incontournable aussi bien auprès des dirigeants arabes que des responsables américains et iraniens.
Cette montée en puissance s’est accélérée avec la crise entre l’Iran et les États-Unis. L’Égypte a intensifié ses contacts avec les différentes parties, plaidant pour une désescalade et cherchant à empêcher une implication directe des monarchies du Golfe dans un conflit régional.
Le rôle joué par Le Caire n’est pas totalement nouveau. Déjà ces derniers mois, la diplomatie égyptienne avait contribué à relancer certains mécanismes de coopération entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Cette stratégie répond également aux intérêts propres de l’Égypte. Une guerre régionale prolongée menacerait directement son économie, le trafic maritime en mer Rouge ainsi que la stabilité de l’ensemble du monde arabe.