Le Premier ministre slovène Janez Janša a reçu à Ljubljana le président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, lors d’une rencontre diplomatique qui marque un nouveau tournant dans les relations entre la Slovénie et Israël.
Cette réunion intervient quelques jours après la décision du nouveau gouvernement slovène d’annuler plusieurs mesures adoptées par l’exécutif précédent à l’encontre d’Israël, notamment l’interdiction d’importer des produits provenant des implantations de Judée-Samarie ainsi que l’embargo sur les échanges d’armes.
À l’issue de leur entretien, Janez Janša a adressé un message de soutien aux habitants de la région, déclarant : « Que Dieu bénisse le peuple de Judée-Samarie ». Selon les organisateurs de la rencontre, il s’agit de la première fois qu’un dirigeant en exercice d’un État membre de l’Union européenne utilise officiellement l’expression « Judée-Samarie » plutôt que « Cisjordanie ».
Cette rencontre s’inscrit dans un changement plus large de la politique étrangère slovène. Sous le précédent gouvernement de Robert Golob, la Slovénie figurait parmi les pays européens les plus critiques à l’égard d’Israël. Ljubljana avait notamment reconnu un État palestinien et adopté plusieurs mesures de rétorsion visant les implantations israéliennes.
Yossi Dagan a salué ce rapprochement, remerciant le Premier ministre slovène pour son soutien et évoquant des « valeurs communes » entre les deux parties.
Parallèlement, l’Union européenne n’est pas parvenue à dégager un consensus sur d’éventuelles sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Interrogée sur le sujet, la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a indiqué que plusieurs États membres soutenaient cette initiative, mais qu’aucun accord n’avait été trouvé à ce stade.