Alors que Donald Trump présente son futur accord avec l’Iran comme l’exact opposé du JCPOA signé sous l’administration Obama, son prédécesseur n’y croit guère. Dans une interview accordée à ABC News, Barack Obama a estimé qu’il était « peu probable » que le nouveau texte soit significativement différent ou meilleur que celui conclu en 2015.
L’accord nucléaire de 2015 imposait à l’Iran de réduire de 98 % ses stocks d’uranium enrichi, de limiter l’enrichissement à 3,67 %, de réduire drastiquement le nombre de centrifugeuses en activité et d’accepter des inspections régulières de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En échange, les sanctions internationales liées au nucléaire étaient progressivement levées.
Ses détracteurs, en Israël comme aux États-Unis, lui reprochaient toutefois deux faiblesses majeures : l’Iran conservait le droit d’enrichir de l’uranium et plusieurs restrictions devaient expirer après dix à quinze ans, les fameuses « sunset clauses ».
Or, selon les premières informations disponibles, le projet actuellement négocié entre Washington et Téhéran inclurait lui aussi une réduction des stocks d’uranium enrichi et un système d’inspections internationales, alimentant les comparaisons avec le JCPOA. Le texte complet n’a toutefois pas encore été publié et plusieurs questions centrales restent en suspens, notamment sur les sanctions, le programme balistique iranien et le sort des groupes pro-iraniens dans la région.