Donald Trump veut tourner la page de la crise d’Ormuz. En marge du G7 à Évian, lors d’une rencontre avec le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed, le président américain a affirmé que le détroit d’Ormuz serait « totalement ouvert d’ici vendredi ». Une annonce très attendue dans les pays du Golfe, où la moindre perturbation de cette route maritime stratégique peut secouer les marchés de l’énergie.
Trump a aussi assuré que la deuxième phase de l’accord avec l’Iran avancerait rapidement. Selon lui, le mémorandum d’entente indique clairement que Téhéran ne pourra pas se doter de l’arme nucléaire. Il s’est également dit favorable à l’idée de soumettre l’accord au Congrès américain.
Dans le Golfe, le ton est au soulagement, mais pas à l’euphorie. L’Arabie saoudite accueille favorablement la désescalade, tout en rappelant qu’un accord durable doit tenir compte de la sécurité des pays de la région. Pour Riyad, l’enjeu n’est donc pas seulement la réouverture d’Ormuz, mais la capacité de l’accord à limiter durablement la menace iranienne.
Aux Émirats arabes unis, le message est tout aussi clair : Abou Dhabi soutient l’accord, mais demande son application complète et insiste sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. La présence de Mohammed ben Zayed aux côtés de Trump souligne d’ailleurs le rôle central des Émirats dans cette séquence diplomatique.
Le Qatar, de son côté, salue un « pas important » vers la paix et met en avant la nécessité de poursuivre les efforts de médiation régionale. Doha, qui joue régulièrement les intermédiaires dans les crises du Moyen-Orient, voit dans cet accord une occasion de réduire les tensions entre Washington et Téhéran.
Les marchés ont déjà réagi. Aux Émirats, les indices boursiers ont bondi après l’annonce, signe que les investisseurs parient sur une baisse rapide des tensions et une reprise plus stable du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Trump a aussi assuré que la deuxième phase de l’accord avec l’Iran avancerait Reste une question politique majeure : Trump cherchera-t-il à raccrocher cette dynamique à l’élargissement des Accords d’Abraham ? Le président américain a déjà appelé plusieurs pays arabes et musulmans à rejoindre le cercle de la normalisation avec Israël.