Selon un reportage de CNN, les agences de renseignement américaines considèrent que l’Iran a démontré sa capacité à perturber, voire à bloquer efficacement, le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde. Cette capacité constituerait désormais l’un des principaux leviers de pression de Téhéran.
Un responsable cité par la chaîne américaine affirme même que la guerre a accordé à l’Iran une forme de « contrôle de facto » sur le détroit. Selon lui, cette capacité représenterait « une arme plus puissante que le nucléaire », dans la mesure où elle permettrait à la République islamique d’exercer une pression directe sur l’économie mondiale sans avoir à recourir à l’arme atomique.
D’après les évaluations du renseignement américain, l’Iran a également tiré des enseignements de sa stratégie de confrontation indirecte avec les pays du Golfe et pourrait être tenté de réutiliser à l’avenir ces méthodes asymétriques pour accroître son influence régionale.
Parallèlement, le Wall Street Journal révèle que le mémorandum d’entente prévoit des concessions économiques importantes en faveur de l’Iran avant même la conclusion d’un accord nucléaire définitif.
Selon le quotidien américain, les sanctions visant les exportations iraniennes de pétrole seraient suspendues dès la signature officielle du texte prévue vendredi en Suisse. Cette mesure entrerait en vigueur avant même l’ouverture des négociations détaillées sur le programme nucléaire iranien.
Toujours selon le journal, les allègements concerneraient également certains services bancaires, de transport maritime et d’assurance liés au commerce du pétrole iranien. Une décision qui suscite des interrogations à Washington comme à Jérusalem, alors que l’administration Trump avait jusqu’à présent affirmé que toute levée des sanctions serait conditionnée à des avancées concrètes dans les discussions nucléaires.
Les autorités iraniennes affirment pour leur part que le blocus américain n’est déjà plus appliqué dans les faits.