Une toute première enquête nationale a été menée par le Centre national pour la protection des enfants en ligne et le bureau du scientifique en chef du ministère de la Sécurité nationale auprès des jeunes Israéliens âgés de 12 à 17 ans, et elle révèle des chiffres préoccupants.
78 % des adolescents possèdent un smartphone, qu’ils reçoivent en moyenne à l’âge de 10 ans, soit un niveau comparable à celui observé dans les pays de l’OCDE. En revanche, le temps passé en ligne est plus élevé : près de la moitié des jeunes -49 %-naviguent sur Internet plus de quatre heures par jour.
L’intelligence artificielle fait désormais partie du quotidien des adolescents israéliens. 86 % d’entre eux utilisent régulièrement des outils d’IA pour les devoirs scolaires, la traduction et la rédaction de textes, la création d’images et de vidéos, la recherche de conseils personnels et les jeux et la création de personnages virtuels.
Mais cette adoption massive s’accompagne d’un déficit de formation. Seuls 52 % des adolescents déclarent avoir reçu une formation à l’utilisation sûre de l’IA, principalement à l’école. Plus préoccupant encore, 35 % affirment accorder une grande confiance aux informations fournies par ces outils.
L’enquête révèle que 28 % des adolescents ont été exposés à des contenus perturbants ou offensants liés à l’intelligence artificielle. : 11 % pensent avoir vu un contenu offensant généré par l’IA, 17 % ont été confrontés à un contenu suspect sans être certains de son origine, 25 % sont incapables de dire s’ils ont déjà été exposés à ce type de contenu. Des chiffres qui illustrent la difficulté croissante des jeunes à distinguer les contenus authentiques des contenus générés artificiellement.
L’étude met également en lumière une exposition importante aux dangers du numérique. : 33 % des adolescents utilisent des plateformes anonymes ; 26 % ont été contactés par un inconnu sur Internet au cours de l’année écoulée ; 20 % déclarent avoir été personnellement victimes d’une atteinte sur les réseaux sociaux au cours des deux derniers mois. Les formes de violences les plus fréquentes sont l’humiliation et le cyberharcèlement, les menaces et violences verbales et les messages à caractère sexuel non sollicités. Par ailleurs, 41 % des adolescents disent avoir été témoins d’une agression visant une autre personne en ligne, principalement des violences verbales ou des campagnes de dénigrement.
Si 72 % des jeunes estiment protéger correctement leur vie privée, leur sentiment de sécurité reste faible sur les réseaux sociaux. Seuls 46 % disent s’y sentir en sécurité,