Sciences et Tech

Accord USA-Iran : le premier verdict des marchés après la signature

Pétrole en baisse, Wall Street en hausse, Tel-Aviv plus prudente : les marchés réagissent déjà à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran.

3 minutes
18 juin 2026

ParDelphine Miller

Accord USA-Iran : le premier verdict des marchés après la signature
Unspalsh

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

ActuJ

La signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran a immédiatement provoqué un réajustement sur les marchés. Le signal le plus visible vient du pétrole : les cours ont reculé de plus de 2 %, le Brent tombant autour de 78 dollars le baril et le WTI américain sous les 75 dollars.

Ce mouvement traduit un changement de perception : les investisseurs n’anticipent plus le scénario d’un blocage durable du détroit d’Ormuz, mais celui d’une réouverture progressive du trafic maritime et d’un retour partiel du pétrole iranien sur le marché mondial.

Aux États-Unis, Wall Street salue la baisse du risque

À Wall Street, la réaction est positive. La baisse du pétrole réduit les craintes d’un nouveau choc inflationniste et redonne de l’appétit pour le risque. Les valeurs technologiques, industrielles et les compagnies aériennes profitent de cette détente, tandis que les valeurs pétrolières reculent sous l’effet de la baisse du brut.

Le dollar, lui, évolue plus prudemment. La baisse du risque géopolitique réduit normalement la demande pour les valeurs refuges, mais les investisseurs restent surtout tournés vers la Réserve fédérale américaine et ses prochaines décisions sur les taux.

En Iran, l’espoir d’une bouffée d’oxygène

Pour l’Iran, l’accord ouvre une perspective économique majeure. La possibilité d’exporter davantage de pétrole, de récupérer des revenus bloqués et d’attirer des devises pourrait soulager une économie très fragilisée.

Mais les marchés iraniens restent suspendus à deux inconnues : la solidité politique de l’accord et l’évolution du rial. Si la monnaie iranienne se renforce durablement, ce sera le signe que les acteurs économiques croient à une véritable détente.

En Israël, une réaction plus froide

À Tel-Aviv, la réaction est plus mitigée. La baisse du pétrole est positive pour l’économie israélienne, notamment pour les transports, les compagnies aériennes et les coûts de production. Mais les investisseurs israéliens regardent surtout le contenu stratégique de l’accord.

La Bourse de Tel-Aviv a reculé après les premières annonces, tandis que le shekel s’est renforcé. Ce mouvement reflète une lecture ambivalente : soulagement économique d’un côté, inquiétude sécuritaire de l’autre.

Dans le Golfe, soulagement mais prudence

Les marchés du Golfe accueillent favorablement la perspective d’un retour à la stabilité dans le détroit d’Ormuz. Pour les Émirats, l’Arabie saoudite, le Qatar ou Bahreïn, l’enjeu est central : sécuriser les exportations d’énergie et rassurer les investisseurs internationaux.

Mais les compagnies maritimes et les assureurs restent prudents. Tant que le trafic n’aura pas repris normalement et que les primes de risque n’auront pas baissé, la détente restera partielle.

Le vrai test commence maintenant

Pour les marchés, l’accord est donc une bonne nouvelle, mais pas encore une garantie. Les prochains jours permettront de mesurer la confiance réelle des investisseurs : le pétrole restera-t-il sous les 80 dollars ? Le rial iranien se stabilisera-t-il ? Les flux maritimes reprendront-ils normalement dans le Golfe ?

La signature a calmé les marchés. Reste à savoir si elle suffira à les convaincre.


POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael

Tags