La signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran a immédiatement provoqué un réajustement sur les marchés. Le signal le plus visible vient du pétrole : les cours ont reculé de plus de 2 %, le Brent tombant autour de 78 dollars le baril et le WTI américain sous les 75 dollars.
Ce mouvement traduit un changement de perception : les investisseurs n’anticipent plus le scénario d’un blocage durable du détroit d’Ormuz, mais celui d’une réouverture progressive du trafic maritime et d’un retour partiel du pétrole iranien sur le marché mondial.
Aux États-Unis, Wall Street salue la baisse du risque
À Wall Street, la réaction est positive. La baisse du pétrole réduit les craintes d’un nouveau choc inflationniste et redonne de l’appétit pour le risque. Les valeurs technologiques, industrielles et les compagnies aériennes profitent de cette détente, tandis que les valeurs pétrolières reculent sous l’effet de la baisse du brut.
Le dollar, lui, évolue plus prudemment. La baisse du risque géopolitique réduit normalement la demande pour les valeurs refuges, mais les investisseurs restent surtout tournés vers la Réserve fédérale américaine et ses prochaines décisions sur les taux.
En Iran, l’espoir d’une bouffée d’oxygène
Pour l’Iran, l’accord ouvre une perspective économique majeure. La possibilité d’exporter davantage de pétrole, de récupérer des revenus bloqués et d’attirer des devises pourrait soulager une économie très fragilisée.
Mais les marchés iraniens restent suspendus à deux inconnues : la solidité politique de l’accord et l’évolution du rial. Si la monnaie iranienne se renforce durablement, ce sera le signe que les acteurs économiques croient à une véritable détente.
En Israël, une réaction plus froide
À Tel-Aviv, la réaction est plus mitigée. La baisse du pétrole est positive pour l’économie israélienne, notamment pour les transports, les compagnies aériennes et les coûts de production. Mais les investisseurs israéliens regardent surtout le contenu stratégique de l’accord.
La Bourse de Tel-Aviv a reculé après les premières annonces, tandis que le shekel s’est renforcé. Ce mouvement reflète une lecture ambivalente : soulagement économique d’un côté, inquiétude sécuritaire de l’autre.