Alors qu'Israël ne forme que 7 000 ingénieurs par an (0.068% de la population), contre 240 000 en Iran (0.26%), l'association Atidim et la Faculté de génie électrique et informatique du Technion lancent un appel à candidatures pour le prochain cycle de leur programme d'excellence « Ororobophysique », destiné aux lycéens de physique en terminale dans le nord et le sud du pays.
L'Iran forme chaque année 35 fois plus d'ingénieurs qu'Israël, pour une population 9 fois supérieure. Face à cette réalité, Israël dont l'économie et la sécurité reposent largement sur son avance technologique ne peut se permettre de gaspiller ses talents, en particulier ceux issus de la périphérie géographique et sociale.
C'est précisément ce déséquilibre que cherche à corriger le programme Ororobophysique, en allant identifier les futurs ingénieurs et chercheurs là où ils se trouvent : dans les lycées du nord et du sud du pays, loin des grands centres urbains.
Développé en partenariat étroit entre Atidim et la Faculté de génie électrique et informatique du Technion, le programme cible les élèves de terminale scientifique (physique) dans les régions périphériques, et leur offre, pour un coût symbolique de 500 shekels (participation unique), une préparation complète à l'excellence académique et militaire.
Pour Sapir Talgal, directrice des programmes d'excellence chez Atidim, l'enjeu est avant tout stratégique : « Le débat public sur la pénurie nationale de main-d'œuvre dans la high-tech et les industries de défense commence généralement au stade universitaire mais le véritable moment de bascule intervient des années d'avant, dès le lycée. Dans un système mondial où des pays rivaux forment des centaines de milliers d'ingénieurs par an, notre résilience nationale nous oblige à élargir la base de la pyramide. La seule façon d'y parvenir est de rendre activement accessibles les métiers de demain aux périphéries géographiques et sociales c'est là que se trouve le prochain capital humain de l'État d'Israël. »