Selon la chaîne américaine, le chef du gouvernement israélien entend notamment utiliser des personnalités médiatiques proches de Donald Trump, comme l'animateur de podcast Mark Levin, figure influente de la droite trumpiste et ardent défenseur d'Israël, ainsi que des sénateurs « amis », afin d'exercer une pression politique sur le président américain. C'est ce qu'a affirmé un responsable israélien à CNN.
Selon cette même source, Benjamin Netanyahu estime qu'un accord final entre Washington et Téhéran est peu probable et considère que l'Iran n'a pas l'intention sincère d'accepter des restrictions durables sur son programme nucléaire.
Cette démarche n'est pas sans rappeler la stratégie déjà adoptée par Ntanyahu lors des négociations ayant conduit à l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. À l'époque, il avait contourné l'administration de Barack Obama pour s'adresser directement au Congrès américain, où il avait dénoncé un texte qu'il jugeait incapable d'empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire.
Depuis plusieurs mois, Israël répète qu'il s'opposera à tout accord laissant à l'Iran une capacité, même limitée, d'enrichissement de l'uranium ou ne prévoyant pas de mécanismes de contrôle suffisamment contraignants. De son côté, Donald Trump a récemment laissé entendre qu'il pourrait se satisfaire d'un engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire, alimentant les inquiétudes de Jérusalem quant à l'orientation des négociations.