L'UNIS, l'École internationale de l'ONU à New York, est visée par une enquête pour messages de haine. Les témoignages de plusieurs parents d'élèves rapportent que des croix gammées ainsi que des propos à caractère ouvertement homophobe ont été intégrés dans les albums souvenirs de fin d'année. Cet incident s'ajoute à une série d'événements récents qui soulèvent, selon les familles, de sérieuses questions sur la manière dont cette institution scolaire d'élite gère la recrudescence de l'antisémitisme et des discriminations en son sein.
Face à la gravité de la situation, la présidente de l'établissement, Lupa Todd-Medina, a fermement condamné ces actes en se disant profondément choquée par ces manifestations de haine. La direction de l'école a immédiatement réagi en confisquant les exemplaires restants des albums de promotion et a annoncé l'ouverture d'une enquête interne approfondie. La responsable a rappelé que de tels agissements violaient fondamentalement les valeurs fondamentales de l'institution, tout en réaffirmant son engagement absolu à traiter cette affaire avec la plus grande rigueur et à renforcer les exigences de respect, de responsabilité et d'inclusion au sein de la communauté scolaire.
Cependant, cette réponse officielle a été accueillie avec colère et scepticisme par les parents d'élèves juifs et israéliens. Plusieurs diplomates israéliens dont les enfants fréquentent l'établissement estiment qu'un établissement portant le nom des Nations Unies, et se targuant d'éduquer la jeunesse à la tolérance et à l'égalité, se doit d'agir dans une transparence totale. Ils réclament que la direction nomme explicitement les symboles nazis et les messages antisémites plutôt que d'utiliser des termes génériques. Pour ces familles, qui paient des frais de scolarité s'élevant à près de 50 000 dollars par an, ces incidents ne peuvent plus être qualifiés de simples dysfonctionnements isolés, mais révèlent un problème systémique bien plus profond.
Ce nouveau scandale intervient en effet quelques mois seulement après la découverte d'une autre croix gammée dans les vestiaires des garçons de l'école, un lieu qui accueille principalement les enfants de diplomates, d'employés de l'ONU et de la haute société new-yorkaise. De plus, le climat ambiant au sein de l'UNIS est déjà lourdement impacté par une plainte déposée en justice par Nadine Sebbag, une enseignante de français juive ayant exercé pendant trente ans dans l'établissement. Celle-ci accuse l'école d'être devenue un environnement hostile pour les juifs et les Israéliens, affirmant que la direction a délibérément ignoré ses signalements concernant le harcèlement et les propos antisémites tenus par une collègue.
La plainte mentionne également le cas d'une enseignante israélienne sommée de se justifier au nom de l'État d'Israël face à des images jugées manipulées, ainsi que l'affichage suspect de codes QR renvoyant vers des sites d'organisations pro-Hamas sur les murs de l'école, sans que les élèves impliqués n'aient été sanctionnés.