Selon les données présentées par l'establishment sécuritaire, environ trois millions de Palestiniens vivent en Judée-Samarie. Depuis le début de l'année 2026, les forces israéliennes y ont mené près de 11 500 opérations offensives, arrêté plus de 1 770 personnes recherchées, saisi environ 570 armes à feu et détruit une quarantaine d'ateliers de fabrication d'explosifs et d'armes. Plus de 420 drones de différents types ainsi que 7,8 millions de shekels destinés à des activités terroristes ont également été confisqués.
L'un des sujets d'inquiétude majeurs est précisément la prolifération des drones. L'armée reconnaît qu'il est relativement facile pour une cellule terroriste de fabriquer ou de faire fonctionner de tels appareils. Des moyens budgétaires et technologiques importants sont donc consacrés à la prévention d'une extension de cette menace en Judée-Samarie.
Parallèlement, le commandement central étend sa responsabilité opérationnelle le long de la frontière orientale, depuis les vallées du nord jusqu'à la mer Morte, où un centre de commandement dédié a été mis en place. Tsahal redoute notamment un scénario dans lequel des cellules terroristes, y compris liées à des groupes basés au Yémen ou en Irak, tenteraient de rejoindre la frontière israélienne via la Jordanie, malgré la coopération sécuritaire étroite avec Amman.
Dans ce contexte, le système de défense israélien accélère également la construction d'une barrière physique le long de certaines portions de la frontière orientale. Plusieurs dizaines de kilomètres sont déjà financés et en cours de réalisation. L'objectif affiché est de créer un continuum défensif allant des vallées du Jourdain jusqu'à la mer Morte.
En parallèle, l'armée poursuit la mise en place de groupes d'intervention civile. Environ 270 volontaires issus du secteur haredi ont déjà rejoint ces unités de sécurité, même si Tsahal estime que des effectifs supplémentaires seront nécessaires.