Aux Émirats arabes unis, le commentateur Amjad Taha dénonce un texte sans mécanisme de vérification, sans mention des missiles balistiques ni des groupes mandataires iraniens, mais accompagné d'un allègement des sanctions et d'une reprise des exportations pétrolières. Même le conseiller diplomatique du président émirati, Anwar Gargash, rappelle que l'Iran a également menacé les pays du Golfe et que cette réalité ne peut être ignorée.
À Bahreïn, la population aspire avant tout à la stabilité après des mois d'attaques et de sirènes d'alerte, mais la confiance envers Téhéran demeure profondément ébranlée.
Au Liban, plusieurs responsables et analystes redoutent que l'accord ne consolide l'influence iranienne et n'offre au Hezbollah un nouveau souffle politique et économique.
En Syrie, enfin, une partie de la communauté alaouite considère que le texte renforce les mouvements islamistes régionaux et ne répond pas aux menaces pesant sur les minorités. Certains voient même en Israël un rempart potentiel face à cette montée des radicalismes.
Au-delà d'Israël, le principal reproche adressé à l'accord est donc le même : celui de permettre à l'Iran de retrouver une marge de manœuvre régionale sans répondre aux inquiétudes sécuritaires de ses voisins arabes.