À quelques mois des élections législatives, l'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a présenté jeudi sa vision pour l'avenir du pays lors d'une rencontre organisée à Jérusalem devant un public anglophone.
L'une de ses premières mesures serait la création d'une commission d'enquête d'État sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023. « Après un échec d'une telle ampleur, les familles endeuillées et l'ensemble de la société israélienne méritent des réponses afin que cela ne se reproduise jamais ».
Naftali Bennett a également plaidé pour l'adoption d'une Constitution israélienne, élaborée « dans l'esprit de la Déclaration d'indépendance ». Un projet ambitieux pour un pays qui, depuis sa création en 1948, fonctionne sans Constitution formelle et repose sur un ensemble de lois fondamentales.
Sur la question de la conscription, l'ancien chef du gouvernement a promis d'abroger les mesures qu'il accuse l'actuelle coalition d'avoir mises en place pour faciliter l'exemption du service militaire des ultra-orthodoxes : « Nous réduirons les avantages accordés à ceux qui échappent à la conscription et les transférerons à ceux qui servent. Les incitations fonctionnent ».
La reconstruction du nord d'Israël, durement touché par les affrontements avec le Hezbollah, constituerait également une priorité nationale. Bennett a insisté sur la nécessité de restaurer la sécurité et de relancer le développement de cette région.
Sur le plan économique, il a attribué le coût élevé de la vie au manque de concurrence sur le marché israélien. Il propose de démanteler certains monopoles, de réduire la réglementation et d'ouvrir davantage le marché aux importations afin de faire baisser les prix.