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Nucléaire iranien : la France veut peser sur l’accord et brandit son droit de veto

Paris veut participer aux négociations sur le nucléaire iranien et rappelle qu’aucune levée des sanctions de l’ONU ne pourra se faire sans son accord.

2 minutes
19 juin 2026

ParDelphine Miller

Nucléaire iranien : la France veut peser sur l’accord et brandit son droit de veto
Photo Arie Leib Abrams/Flash90

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ActuJ

La France compte bien revenir au premier plan dans le dossier nucléaire iranien. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a assuré vendredi que Paris participerait aux négociations appelées à définir un accord final entre Washington et Téhéran.

Au-delà de cette participation, le chef de la diplomatie française a rappelé un élément clé : en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la France dispose d’un droit de veto sur toute résolution visant à lever les sanctions internationales contre l’Iran. « Comme il y a dix ans, la France devra donner son accord », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient alors que le mémorandum conclu entre les États-Unis et l’Iran prévoit une période de 60 jours pour négocier un accord détaillé sur le programme nucléaire iranien. Le texte final devrait ensuite être soumis au Conseil de sécurité des Nations unies.

Paris estime toutefois que le dossier ne peut se limiter à l’enrichissement d’uranium. Jean-Noël Barrot a insisté sur la nécessité d’inclure également le programme balistique iranien ainsi que le soutien de Téhéran à ses alliés armés dans la région. Selon lui, aucune stabilité durable au Moyen-Orient ne pourra être obtenue sans traiter ces questions.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni cherchent également à retrouver une influence dans des discussions dont ils se disent largement écartés ces derniers mois. Les trois pays européens avaient pourtant joué un rôle majeur dans l’accord nucléaire de 2015 conclu avec l’Iran.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Paris et Jérusalem. Le gouvernement français a multiplié ces derniers mois les critiques contre certaines opérations israéliennes tout en appelant à un encadrement strict du programme nucléaire iranien et à un contrôle de ses capacités balistiques.

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