La sortie de JD Vance contre Israël lors d'une intervention à la Maison Blanche n'a pas tardé à provoquer des remous au sein même du camp républicain.
Le sénateur républicain de Floride Rick Scott a réagi en affirmant qu'Israël est le plus grand allié et le partenaire le plus solide des États-Unis au Moyen-Orient, ajoutant que le régime iranien malveillant cherche à rayer les deux pays de la carte, ce qui n'arrivera jamais tant que les deux nations resteront unies. Selon lui, le soutien indéfectible de l'Amérique à la défense d'Israël contribue à rendre possible l'agenda America First, à renforcer les États-Unis et à sécuriser le monde.
Par ailleurs, Jeffrey Lax, professeur à l'université de New York et figure reconnue de l'engagement en faveur de la communauté juive ainsi que de la lutte contre l'antisémitisme et les discriminations visant les enseignants et étudiants pro-israéliens, n'a pas mâché ses mots: "La partie la plus choquante de la conférence de presse de Vance a été quand il a accusé Israël d'attaquer des centres de population civils à Beyrouth, quand chaque personne honnête dans le monde sait que c'est exactement l'inverse".
Pour Jeffrey Lax, cette sortie disqualifie purement et simplement JD Vance pour la plus haute fonction du pays : ''Il ne peut pas être notre prochain Président'', a-t-il lâché.
Autre voix venue renforcer le chœur des critiques : celle de Mosab Hassan Yousef, surnommé le « Prince vert », fils d'un fondateur du Hamas devenu une figure publique installée aux États-Unis et connue pour ses prises de position pro-israéliennes. Dans une déclaration largement relayée, il a tenu à rappeler qu'Israël n'est pas un État vassal, mais une nation souveraine, indépendante et puissante, dont la force n'a jamais dépendu d'un dirigeant étranger mais bien de son propre peuple.
Tout en reconnaissant la valeur du partenariat avec les États-Unis, Mosab Hassan Yousef a insisté sur le fait qu'Israël n'a jamais représenté un fardeau, mais a au contraire apporté des contributions considérables en matière de technologie, de médecine, de cybersécurité et de défense américaine, des apports selon lui largement sous-estimés par l'opinion publique aux États-Unis.