L'artiste Yaacov Agam s'est éteint à l'âge de 98 ans, quelques semaines seulement après avoir reçu le Prix d'Israël.
Ses funérailles se tiendront lundi à 17h00 au cimetière militaire de Rehovot, précédées d'une cérémonie à 14h00 au musée Agam de Rishon LeZion.
Le président Itshak Herzog a salué la mémoire de l'un des plus grands artistes du pays, soulignant qu'Agam avait offert au monde un langage artistique unique fait de mouvement, de changement et de renouvellement, et qu'il l'avait personnellement connu dès son enfance comme un homme fascinant, animé d'une passion et d'une créativité inépuisables.
Le ministre de la Culture, Miki Zohar, a salué un artiste avant-gardiste ayant offert à la création israélienne un langage unique et inspirant, dont l'héritage continuera d'éclairer des générations de créateurs. Le maire de Rishon LeZion, Raz Kinstlich, a évoqué sa dernière rencontre avec l'artiste, deux mois plus tôt, lors de la remise du prix Israël, rappelant la fierté d'avoir construit avec lui le musée Agam.
Né en 1928 à Rishon LeZion sous le nom de Yaacov Gipstein, fils de rabbin, Agam étudia à Bezalel puis à Zurich et Paris, où il s'installa dès les années 1950. Pionnier de l'art cinétique, il créa la célèbre fontaine « Feu et eau » de la place Dizengoff, la « Marche du temps » au musée de Tel-Aviv, ainsi que des œuvres exposées au Guggenheim, à Pompidou et même à l'Élysée. Distingué par la Légion d'honneur, il avait reçu le prix Israël cette année, à 97 ans, pour une œuvre saluée comme ayant « repoussé les frontières de l'art plastique » durant sept décennies.