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Liban : l’Iran exige un retrait israélien, Jérusalem trace une ligne rouge

Téhéran conditionnerait son retour aux négociations à des excuses de Trump et à un retrait israélien du Sud-Liban.

2 minutes
21 juin 2026

ParDelphine Miller

Liban : l’Iran exige un retrait israélien, Jérusalem trace une ligne rouge
Porte Parole de Tsahal

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ActuJ

Le dossier libanais s’invite directement dans les discussions entre Washington et Téhéran. Selon Al-Mayadeen, média proche du Hezbollah, l’Iran menace de ne pas reprendre les négociations sans excuses de Donald Trump et sans retrait israélien du Sud-Liban.

À Jérusalem, on affirme pourtant qu’aucune demande américaine de retrait n’a été reçue à ce stade. De hauts responsables israéliens ont déclaré à la Chaîne 12 que le message transmis « à tous les niveaux » reste le même : rester sur la Ligne jaune est une « ligne rouge ».

Pour Israël, cette zone de sécurité au Sud-Liban est devenue essentielle. Elle doit empêcher le Hezbollah de revenir au contact direct de la frontière et protéger les localités du nord. Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont déjà prévenu qu’Israël ne s’en retirerait pas.

Mais en Israël, le débat porte de plus en plus sur le prix payé pour maintenir cette présence au Liban. Depuis le début de l’opération, Tsahal a perdu de nombreux soldats, et les pertes enregistrées ces derniers jours ont ravivé les inquiétudes. Les forces israéliennes sont aujourd’hui déployées à l’intérieur du territoire libanais afin d’empêcher le Hezbollah de se réimplanter près de la frontière. Le danger est là : si le cessez-le-feu oblige Tsahal à ralentir ou limiter ses opérations alors que ses soldats sont déjà entrés au Sud-Liban, ceux-ci restent exposés face au Hezbollah sans pouvoir agir avec la même liberté qu’en phase de combat.

L’exigence iranienne ajoute une nouvelle dimension à cette équation. En faisant du retrait israélien du Sud-Liban une condition à la reprise des négociations, Téhéran place désormais cette question au cœur des discussions régionales.

La balle est désormais dans le camp américain. Reste à voir si Washington rejettera cette exigence iranienne ou s’il cherchera à intégrer la question du Sud-Liban dans les discussions en cours avec Téhéran.

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