Sécurité

Espionnage pour l'Iran : un Israélien condamné à huit ans de prison

Dimitri Cohen, 28 ans, a bénéficié de certaines circonstances atténuantes

3 minutes
23 juin 2026

ParJohanna Afriat

Espionnage pour l'Iran : un Israélien condamné à huit ans de prison
Photo d'illustration : iStok

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

ActuJ

Le tribunal de district de Haïfa a condamné lundi Dimitri Cohen, 28 ans, à huit ans et demi de prison pour avoir entretenu des contacts avec un agent étranger et tenté de transmettre des informations susceptibles d’être exploitées par l’Iran et ses organisations alliées pendant la guerre.

Selon le jugement, l'Israélien avait été recruté en ligne au printemps 2025 par un homme se présentant sous le nom de « David », prétendument propriétaire d’une agence de détectives privés. En échange de rémunérations versées en cryptomonnaie, il lui avait confié une série de missions de surveillance et de collecte d’informations à travers le pays.

Arrêté en mai 2025 lors d’une opération conjointe du Shin Bet et de la police israélienne, Dimitri Cohen a été reconnu coupable d’avoir photographié et filmé divers sites, notamment des axes routiers stratégiques, des infrastructures civiles, des installations énergétiques ainsi que les ports de Haïfa et d’Eilat.

Les enquêteurs ont établi qu’il avait notamment documenté des portions des routes 2, 4 et 40, la route reliant le kibboutz Samar à Eilat, des navires dans le golfe d’Eilat ainsi que la centrale électrique de Hadera. Les juges ont estimé que ces informations pouvaient présenter un intérêt opérationnel pour des acteurs hostiles.

Le tribunal a relevé que l’accusé avait ignoré de nombreux signaux d’alerte : utilisation de numéros de téléphone étrangers, paiements inhabituels, impossibilité de vérifier l’existence de l’entreprise qui l’employait et mises en garde répétées de son entourage. Selon les magistrats, Dimitri Cohen soupçonnait dès le début que son interlocuteur agissait pour le compte de l’Iran, mais a choisi de poursuivre sa collaboration pour des raisons financières.

Les juges ont toutefois noté qu’il avait supprimé certaines images montrant des bases militaires et des installations sensibles après avoir pris conscience de leur importance sécuritaire. Ils ont également tenu compte de son absence d’antécédents judiciaires, de ses remords et du fait qu’il avait refusé d’exécuter une mission supplémentaire dans la zone portuaire d’Eilat.

Malgré ces circonstances atténuantes, le tribunal a souligné la gravité des faits dans le contexte de la guerre en cours et la multiplication des tentatives de recrutement de citoyens israéliens par des services hostiles via les réseaux sociaux et les applications de messagerie.

La peine prononcée comprend huit ans et demi d’emprisonnement, calculés rétroactivement à compter de son arrestation le 27 mai 2025, ainsi que trois années de mise à l’épreuve.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael