Les négociations USA-Iran à Bürgenstock en Suisse ont produit des mécanismes concrets sur le dossier libanais sans qu'Israël y soit associé. Parallèlement, on apprend que le président libanais Joseph Aoun s'apprête à être reçu en tête-à-tête par Donald Trump à Washington.
À l'issue de 18 heures de négociations au complexe de Bürgenstock, la déclaration conjointe des médiateurs Qatar et Pakistan a officialisé la création de structures qui concernent directement Israël :
Une cellule de coordination tripartite — États-Unis, Iran, Liban — « destinée à garantir la cessation des opérations militaires au Liban » ;
Un comité de haut niveau chargé de superviser politiquement l'ensemble du processus ;
Une feuille de route à 60 jours vers un accord global, couvrant notamment le dossier libanais.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a lui-même désigné la mise en place de cette cellule comme « le premier véritable test » des accords conclus. Un diplomate américain impliqué dans les négociations a confirmé que « les mécanismes de prévention des frictions au Liban et l'application du cessez-le-feu » figuraient parmi les sujets centraux des discussions.
Ces arrangements touchent directement aux conditions de sécurité sur la frontière israélo-libanaise et au devenir du Hezbollah sans qu'Israël ait été partie prenante des négociations.
Dans ce contexte, selon le quotidien libanais Nidaa Al-Watan, l'ambassadeur américain à Beyrouth Michel Issa finalise les arrangements sous la supervision personnelle du secrétaire d'État Marco Rubio.