Selon les termes de l’accord, les partis orthodoxes renoncent à soutenir une dissolution immédiate du Parlement et acceptent de maintenir la coalition jusqu’à l’organisation d’élections anticipées, désormais envisagées pour le 20 octobre, voire le 27 octobre.
En contrepartie, le gouvernement s’engage à faire avancer plusieurs textes particulièrement sensibles. Parmi eux figure une Loi fondamentale sur l’étude de la Torah, destinée à consacrer celle-ci comme une valeur fondamentale de l’État d’Israël. Les partenaires ultra-orthodoxes réclament également une loi suspendant les arrestations des étudiants des yeshivot faisant l’objet d’ordres de mobilisation, ainsi qu’un texte revenant sur la réforme de la cacherout adoptée sous le précédent gouvernement.
De leur côté, les partis rthodoxes se sont engagés à soutenir la poursuite de la réforme judiciaire, notamment le projet de séparation des fonctions de procureur général et de conseiller juridique du gouvernement. Ils soutiendront également, en première lecture, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements du 7 octobre, au détriment d’une commission d’enquête étatique réclamée par l’opposition et de nombreuses familles endeuillées.
L’annonce de cet accord a suscité de vives réactions. Le mouvement « Conseil d’Octobre », qui milite pour une commission d’enquête indépendante sur le 7 octobre, a dénoncé « une marchandisation du sang », accusant le gouvernement de troquer la recherche de la vérité contre sa survie politique.
L’ancien chef d’état-major et dirigeant de l’opposition Gadi Eisenkot a également vivement critiqué l’accord, accusant Benyamin Netanyahu de « brader les intérêts nationaux de l’État d’Israël » en échange d’un calendrier électoral plus favorable au pouvoir en place.