Selon ce rapport, Doha est devenu depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018 un canal majeur de renforcement économique, commercial et militaire pour la République islamique, une dynamique qui se serait poursuivie après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
Le document décrit une intensification des échanges entre les deux pays, notamment par l'élargissement des routes commerciales maritimes et le développement de la coopération énergétique, et évoque en particulier un accord portant sur l'exportation d'électricité iranienne vers le Qatar.
Le rapport présente également le Qatar comme un acteur clé dans le dossier des avoirs iraniens gelés à l'étranger. Les premiers fonds susceptibles d'être débloqués dans le cadre des discussions entre Téhéran et Washington sont les six milliards de dollars actuellement détenus au Qatar. Des accords entre les banques centrales des deux pays auraient été conclus dès octobre 2024 pour permettre leur libération, avant d'être bloqués par les États-Unis. Le document soutient en outre que ces fonds seraient destinés au financement d'activités terroristes plutôt qu'au développement économique de l'Iran.
Les accusations portent aussi sur le volet militaire. Le rapport cite des données du Conseil national de planification du Qatar faisant état de livraisons régulières à l'Iran de matériaux dits « à double usage », susceptibles d'avoir des applications civiles mais aussi militaires : des huiles minérales pouvant entrer dans la composition de carburants pour fusées, de l'hydrogène en quantités jugées inhabituelles, ainsi que des profilés en aluminium et des moteurs à piston susceptibles d'être utilisés dans la fabrication de drones.
Le document conclut que les activités attribuées au Qatar porteraient atteinte aux intérêts sécuritaires des États-Unis, d'Israël et de plusieurs États arabes et recommande l'adoption de mesures concrètes à l'encontre de Doha.