Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a achevé ce mercredi son témoignage dans le cadre des affaires de corruption le visant, mettant fin à une séquence judiciaire sans précédent qui aura duré près d’un an et demi et totalisé 98 audiences.
Entamé en décembre 2024 devant le tribunal de district de Tel-Aviv, son témoignage s’est conclu après plusieurs mois de contre-interrogatoire. La semaine dernière, les procureurs avaient terminé leur contre-interrogatoire, qui s’est étalé sur 59 jours d’audience. Une courte phase de réinterrogatoire menée par la défense a ensuite précédé la clôture de son témoignage.
Interrogé une dernière fois sur l’affaire 4000, qui porte sur des accusations de fraude et d’abus de confiance liées aux relations entre l’ancien ministre des Communications et le groupe Bezeq-Walla, Benyamin Netanyahou a rejeté l’ensemble des accusations. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une enquête menée à charge et une tentative persistante de construire un dossier contre lui.
S’adressant directement aux juges à l’issue de son témoignage, le Premier ministre a affirmé que les autorités avaient consacré d’importantes ressources pendant plus de dix ans à la recherche d’éléments susceptibles de l’incriminer. Selon lui, les enquêteurs ont examiné ses activités en Israël comme à l’étranger sans parvenir à établir les faits qui lui sont reprochés.
Netanyahou a également critiqué les méthodes employées au cours de l’enquête, évoquant les interrogatoires de ses proches et de collaborateurs ainsi que l’utilisation de moyens technologiques controversés. Il a décrit la procédure comme une « chasse » dirigée contre sa personne plutôt qu’une recherche de la vérité judiciaire.
Le chef du gouvernement a par ailleurs réaffirmé que les trois dossiers dans lesquels il est poursuivi – les affaires 1000, 2000 et 4000 – reposaient, selon lui, sur des fondements fragiles et ne résisteraient pas à l’examen des faits.