Berne a ouvert des discussions officielles avec des industriels de défense français, sud-coréens et israéliens en vue de l'acquisition d'un second système de défense antiaérienne. Une décision qui intervient après un retard de quatre à cinq ans dans la livraison des batteries Patriot commandées aux États-Unis en 2022, des délais vraisemblablement liés à la guerre en Ukraine et à la réaffectation des capacités de production américaines.
Le ministre suisse de la Défense, Martin Pfister, a reconnu qu'un nouvel accord avec un autre fournisseur serait probablement nettement plus coûteux que le contrat initial, estimé à environ 2,5 milliards de dollars. L'objectif est toutefois de disposer rapidement d'un système opérationnel si le calendrier américain devait encore être repoussé. Pour le ministère suisse de la Défense, un second système permettrait également de réduire la dépendance du pays à un fournisseur unique et à une seule chaîne d'approvisionnement.