Le régime iranien mène une opération directe de recrutement pour le Hezbollah au Liban, selon des sources de renseignement. Des affiches de recrutement ont été placardées dans les rues de Téhéran, proposant un salaire mensuel de 1 000 dollars à de potentiels volontaires, soit plus de sept fois le salaire minimum iranien, qui s'élève à environ 140 dollars par mois.
Cette campagne intervient après les pertes considérables subies par le Hezbollah lors de ses affrontements avec l'armée israélienne. L'organisation a vu ses effectifs décimés, ses chaînes de commandement désorganisées, et de nombreux cadres et commandants éliminés. La reconstitution des rangs depuis le vivier libanais s'est révélée insuffisante, contraignant Téhéran à s'impliquer directement dans l'effort de recrutement.
« Quand des affiches de recrutement sont placardées dans les rues de Téhéran pour remplir les rangs au Liban, cela montre à quel point le Hezbollah traverse une crise », a expliqué une source du renseignement. « L'Iran est déterminé à ne pas laisser son actif stratégique s'affaiblir. Le régime envoie en réalité des jeunes de Téhéran, dont certains cherchent davantage un salaire qu'une guerre, sur un parcours qui pourrait les conduire au front pour défendre les intérêts de Téhéran. »
Les annonces de recrutement s'adressent en priorité aux membres du Basij, la milice paramilitaire du Corps des gardiens de la révolution islamique, aux volontaires idéologiquement motivés et aux jeunes issus de milieux socio-économiques défavorisés. Les candidats doivent justifier d'une ""condition physique, d'un engagement religieux profond, de courage, de discipline et de capacités de travail en équipe", d'après les termes de l'annonce de recrutement.
Après leur enrôlement, les recrues devront suivre une formation initiale dans les installations des Gardiens de la révolution et de la force Al-Qods en Iran, avant d'être acheminées vers la Syrie puis le Liban pour un entraînement complémentaire. L'objectif final est leur intégration dans les unités combattantes du Hezbollah, y compris ses formations d'élite comme la force Radwan.
À ce stade, aucun transfert de combattants iraniens vers le Liban n'a encore été confirmé, mais les services de renseignement israéliens estiment que cela pourrait se produire dans les prochains mois.