Politique

Élections : la crise des orthodoxes qui pourrait coûter cher à la droite

Le vote orthodoxe, longtemps considéré comme l’un des piliers les plus fiables du bloc de droite, devient aujourd’hui une source d’incertitude politique majeure.

2 minutes
26 juin 2026

ParDelphine Miller

Élections : la crise des orthodoxes qui pourrait coûter cher à la droite
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La crise autour de la conscription des orthodoxes ne menace pas seulement la coalition actuelle. Elle pourrait aussi peser lourd dans les prochaines élections. D’après l’analyse d’Amit Segal dans Israel Hayom, la déception d’une partie du public orthodoxe pourrait affaiblir la mobilisation d’un électorat pourtant réputé très discipliné.

Lors des dernières élections, les partis orthodoxes avaient obtenu 18 sièges à la Knesset. Dans plusieurs sondages actuels, ils tournent plutôt autour de 16 mandats. Pour le bloc de droite, l’écart est loin d’être anodin : dans le système politique israélien, deux sièges peuvent suffire à faire ou défaire une majorité.

Face à ce risque, un scénario est évoqué dans les coulisses : une séparation entre Degel HaTorah, le courant lituanien, et Agudat Yisrael, le courant hassidique. L’idée serait de raviver la compétition interne pour pousser chaque camp à mobiliser ses électeurs. Un précédent existe : en 1988, les deux formations avaient couru séparément et avaient obtenu ensemble un résultat bien plus élevé qu’attendu.

Mais ce pari comporte un danger : le seuil électoral. Si Agudat Yisrael part seule, elle devra s’assurer de le franchir. Pour y parvenir, certains misent sur la mobilisation de groupes orthodoxes qui boycottent habituellement les élections. En clair, la rivalité entre les différents courants pourrait devenir un moteur électoral.

Dans les états-majors orthodoxes, le débat dépasse désormais la seule loi sur la conscription. Il touche à la représentation des différents courants, à la discipline électorale d’un électorat longtemps considéré comme l’un des plus disciplinés d’Israël, et au rapport de force avec Netanyahu à l’approche d’un éventuel scrutin.