Les juges en charge du procès de Binyamin Netanyahu ont annoncé ce lundi qu'après avoir entendu le contre-interrogatoire du Premier ministre, leur appréciation demeure inchangée : des obstacles significatifs persistent pour fonder juridiquement le chef d'accusation de corruption, le volet le plus lourd de l'acte d'accusation.
Cette prise de position du tribunal intervient à un moment charnière du procès, au lendemain de la fin du témoignage de Netanyahou. Elle constitue un signal judiciaire fort, sans pour autant valoir acquittement : les juges soulignent une difficulté de preuve, non une décision définitive.
Le volet corruption est considéré comme le cœur de l'affaire 4000, dans laquelle Netanyahou est accusé d'avoir favorisé le groupe Bezeq en échange d'une couverture médiatique favorable sur le site Walla. C'est précisément ce chef d'accusation qui expose le Premier ministre aux peines les plus sévères.