L'affaire a débuté lorsque plus de 60 des 84 membres de l'Assemblée ont publié une déclaration inhabituelle exprimant leur soutien à l'équipe iranienne engagée dans les négociations avec les États-Unis. Le texte insistait sur le respect des « lignes rouges » fixées par le Guide suprême, Mojtaba Khamenei, dans les discussions portant notamment sur le programme nucléaire, le détroit d'Ormuz, le Liban et les relations avec Washington et Israël. Une prise de position exceptionnelle pour une institution qui intervient rarement sur les questions de politique courante.
Quelques heures plus tard, la présidence de l'Assemblée publiait un communiqué prenant ses distances avec cette initiative, dans ce qui est perçu comme un net rétropédalage, réaction qui a suscité de vives critiques de la part des courants les plus radicaux du régime.
La déclaration initiale comportait également un passage particulièrement virulent appelant à éliminer les responsables de la tentative d'assassinat contre l'ancien Guide suprême Ali Khamenei, avec une référence explicite au président américain Donald Trump et au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.