Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répliqué ce mercredi aux propos tenus par le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui évoquait la veille une possible action militaire indépendante de Tsahal contre l'Iran. Sur le réseau social X, le chef de la diplomatie iranienne a qualifié Israël de « toutou » des États-Unis, allant jusqu'à évoquer un « maître » auquel l'État hébreu devrait obéir.
« Les termes du mémorandum d'entente d'Islamabad sont parfaitement clairs et accessibles à tous, a écrit Araghchi. Le président américain s'est engagé à tenir ses toutous à Tel-Aviv. S'ils désobéissent à leur maître, l'Iran leur donnera une leçon. Toute menace contre notre peuple et nos dirigeants recevra une réponse ferme et immédiate. »
Cette sortie fait suite aux déclarations d'Israel Katz, qui avait affirmé lundi que Tsahal « se prépare à agir de manière indépendante en Iran » et n'attendait plus que « le moment opportun ». Le ministre avait également averti que toute attaque contre une localité israélienne entraînerait une riposte visant Dahiyeh, le fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
Katz s'était aussi exprimé sur le dossier libanais, excluant tout retrait supplémentaire de Tsahal tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé : « Nous n'avons aucune ambition territoriale au Liban, mais tant que le Hezbollah n'aura pas désarmé, nous ne reculerons pas d'un pouce. » Il a précisé avoir rencontré vendredi, à la Kirya, l'amiral américain Brad Cooper, commandant du Commandement central des forces américaines, avec qui il affirme s'être accordé sur le maintien de la présence israélienne dans les trois zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza.
Interrogé sur une éventuelle confrontation directe avec l'Iran, le ministre de la Défense a été catégorique : « Nous pourrions être en guerre contre l'Iran demain. Si l'Iran tire des missiles sur Israël, Israël ripostera par la force. Nous n'accepterons en aucun cas que l'Iran tire sur Israël, et cela a été clairement indiqué aux Américains. » Il a par ailleurs assuré que le partenariat de défense avec Washington restait solide, en saluant le soutien du président américain Donald Trump, qu'il a qualifié d'« ami de l'État d'Israël ».