Mohammed Kabub, habitant de Jaffa et ancien directeur de l'école « Al-Mustaqbal » dans la ville, est soupçonné d'avoir commis des attentats à la pudeur et harcelé sexuellement deux enseignantes, ainsi que commis des attentats à la pudeur sur quatre élèves de terminale. Deux autres personnes sont poursuivies dans le même dossier pour entrave à une enquête et obstruction à la justice.
Selon l'acte d'accusation du parquet du district de Tel-Aviv, les faits reprochés à Mohammed Kabub se répartissent en deux volets. Entre 2020 et 2024, il aurait commis à plusieurs reprises des attentats à la pudeur et harcelé sexuellement deux enseignantes placées sous son autorité hiérarchique, en abusant de sa position de supérieur. Entre 2023 et 2025 : à plusieurs reprises, dans l'enceinte de l'établissement, il aurait commis des attentats à la pudeur sur quatre élèves de terminale, en abusant de son autorité au sein du cadre éducatif. Il leur aurait notamment imposé des contacts physiques et tenu à leur égard des propos à connotation sexuelle explicite.
Deux autres personnes sont poursuivies dans le même dossier, non pas pour les faits eux-mêmes, mais pour avoir cherché à entraver l'enquête après son ouverture : Ahmed Kabub, 47 ans, frère du principal accusé et Ramzi Abou Talib, 57 ans, président d'une association caritative et président du comité du quartier d'Ajami à Jaffa, également membre du conseil islamique.
Selon l'acte d'accusation, dès l'ouverture de l'enquête policière, les deux hommes auraient agi de concert pour pousser des élèves et leurs parents à signer, devant un avocat, de fausses déclarations sous serment destinées à faire retirer les plaintes. Ramzi Abou Talib aurait exercé des pressions sur les familles, tandis qu'Ahmed Kabub aurait financé la rédaction de ces déclarations et donné pour instruction de dissimuler son implication ainsi que l'origine du financement.
Parallèlement au dépôt de l'acte d'accusation, le parquet a déposé une demande de prolongation des conditions restrictives visant Mohammed Kabub, réclamant : son maintien en assignation à résidence, une interdiction d'exercer toute fonction de direction d'école ou tout poste au sein d'un cadre éducatif, une interdiction de quitter le territoire israélien.