La 81ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU s'ouvrira officiellement le 8 septembre 2026, tandis que le débat général réunissant les chefs d'État et de gouvernement débutera le 22 septembre au siège des Nations unies à New York. Comme chaque année, plusieurs centaines de délégations étrangères sont attendues dans la métropole américaine, nécessitant un dispositif sécuritaire exceptionnel coordonné par les autorités américaines.
Si les impératifs sécuritaires sont toujours plus particuliers concernant le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, cette année, sa visite revêt une nouvelle dimension depuis que Zohran Mamdani est maire de New York.
Durant sa campagne électorale, Mamdani avait affirmé à plusieurs reprises qu'il respecterait le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) contre le Premier ministre israélien si celui-ci venait à New York. Plusieurs organisations pro-palestiniennes et militants de son électorat continuent aujourd'hui de lui demander de tenir cet engagement.
En pratique, les marges de manœuvre de la municipalité apparaissent toutefois extrêmement limitées.
En vertu des accords internationaux régissant le fonctionnement des Nations unies ainsi que du droit fédéral américain, la protection des chefs d'État étrangers relève essentiellement des autorités fédérales, notamment du Secret Service américain, tandis que la ville de New York ne dispose d'aucune compétence pour empêcher les déplacements officiels d'une délégation étrangère.
Cette contradiction entre les engagements de campagne et les réalités institutionnelles constitue désormais l'un des principaux défis politiques auxquels est confronté le maire.
Un cas similaire s'était présenté il y a quelques semaines, montrant l'impuissance du maire de New York malgré ses déclarations hosiles aux dirigeants israéliens. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, avait participé au défilé annuel de soutien à Israël sur la Cinquième Avenue. Sa présence avait déjà suscité de vives critiques à l'encontre de Zohran Mamdani, certains de ses soutiens lui reprochant de ne pas avoir empêché la venue du ministre israélien malgré ses déclarations antérieures.
Le maire avait alors réaffirmé son opposition à la politique israélienne à Gaza tout en reconnaissant implicitement les limites de ses pouvoirs.