Le Hamas envisagerait d'annoncer dès ce lundi la dissolution du Comité de suivi de l'activité gouvernementale, l'instance qui exerce de facto les fonctions de gouvernement dans la bande de Gaza depuis sa prise de pouvoir en 2007.
Selon des responsables du mouvement cités par Asharq Al-Awsat, cette décision permettrait de transférer la gestion civile de Gaza à un Comité d'administration de la bande de Gaza, dirigé par Ali Shaat. Cette structure, composée de technocrates et de responsables civils, a été créée il y a environ six mois, mais ses membres n'ont jusqu'à présent pas été autorisés par Israël à entrer dans l'enclave.
Parallèlement, de nouvelles discussions entre les différentes factions palestiniennes devraient se tenir prochainement au Caire afin de tenter de débloquer la mise en œuvre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu. Des représentants américains pourraient également participer aux négociations.
Selon le même média, lors de récents échanges organisés en Turquie avec des représentants du Qatar et de l'Égypte, le Hamas aurait accepté le principe d'un désarmement progressif, à condition que ses armes soient transférées à une autorité palestinienne et qu'Israël s'engage à un retrait total de la bande de Gaza.
Si elle est confirmée, la dissolution de son gouvernement constituerait un geste politique inédit de la part du Hamas, même si rien n'indique à ce stade que le mouvement soit prêt à renoncer à son pouvoir militaire.